Jimmie Rodgers a beaucoup pratiqué les trains de marchandises, sur lesquels il a voyagé comme un hobo, glanant de nombreuses chansons qui lui serviront d’inspiration lorsqu’il composera les siennes. Il revêtait volontiers un costume de travail de mécanicien, et l’un de ses surnoms était « le mécano chantant ». Il n’est pas étonnant de trouver à son répertoire de nombreuses chansons de train, thème par ailleurs très fréquent dans la chanson populaire américaine. On prend le train, on le voit passer, on l’entend, ou comme dans cette chanson et dans beaucoup d’autres, on l’attend. Jimmie Rodgers se met ici dans la peau du vagabond qui attend le train, mais à qui le mécano interdit de monter, faute d’argent…

Mon porte-monnaie est vide et mon cœur est plein de douleur / Je suis à mille miles de chez moi, et j’attends un train.

WAITING FOR A TRAIN

All around the water tanks
Waiting for a train
A thousand miles away from home
Sleeping in the rain

I walked up to a brakeman
To give him a line of talk
He says if you’ve got money
I’ll see that you don’t walk

I haven’t got a nickel
Not a penny can I show
Get off, get off, you railroad bum
He slammed the boxcar door

He put me off in Texas
A state I dearly love
The wide open spaces all around me
The moon and the stars up above

Nobody seems to want me
Or lend me a helping hand
I’m on my way from â€~Frisco
I’m going back to Dixieland

Oh, my pocketbook is empty
And my heart is full of pain
I’m a thousand miles away from home
Just waiting for a train