Une chanson de marins est une chanson de travail. Et quand les marins sont arrivés à destination, la chanson peut parfois vivre sa propre vie de chanson. C’est le cas de celle-ci, qui sous des titres divers a vu changer son texte, d’où la mer a disparu et où sont apparus les chemins de fer. Un refrain lui est parfois ajouté, comme dans cette version de Cisco Houston. Ce refrain, qui semble fait d’onomatopées, est selon certaines sources une version phonétique d’un texte initial en langue irlandaise, dont le sens n’est pas bien clair. D’autres versions proposent des texte différents. Carl Sandburg affirme que sa première publication date de 1850 et le premier enregistrement, dans une version de Ernest Bourne, a été réalisé par Alan Lomax pour la Bibliothèque du Congrès en 1938. Ewan McColl en a également donné une version.

Le début de la mélodie rappelle beaucoup celui de la chanson Johnny I Hardly Knew Ye (que l’on trouve sur ce site dans l’interprétation de Joan Baez), et qui est également d’origine irlandaise.

L’homme qui chante n’a peut-être pas été marin, mais il a bien pris le bateau, quittant le vieux monde pour le nouveau en 1842. Et depuis, il travaille sur le chemin de fer. C’est là qu’il rencontre sa femme, en 1843, et qu’elle meurt, en 1847. Et c’est là qu’il apprend à boire du whisky : une boisson sans pareille pour travailler sur les chemins de fer !

PAT WORKS ON THE RAILROAD

In Eighteen Hundred and Forty One
They put me corduroy britches on
They put me corduroy britches on
To work upon the railway.

Chorus:
Filli-me-oo-ree-aye-ree-ay
Filli-me-oo-ree-aye-ree-ay
Filli-me-oo-ree-aye-ree-ay
To work upon the railway.

Now in Eighteen Hundred and Forty-two
I left the old world for the new
Bad cess to the luck that brought me through
To work upon the railway.

Chorus:

Well, it’s Pat do this and Pat do that,
Without a stocking or cravat
And nothing for an old straw hat
While working on the railway.

Chorus:

Now in Eighteen Hundred and Forty-three,
Twas then I met sweet Biddy McGee.
Ah, an elegant wife she’s been to me,
While working on the railway.

Chorus:

Now in Eighteen Hundred and Forty-seven
Sweet Biddie McGee she went to heaven
If she left one child she left eleven
To work upon the railway.

Chorus:

Now in Eighteen Hundred and Forty-eight
I learned to drink me whiskey straight
It’s an elegant drink that can’t be beat
For working on the railway.