Anna Marly était une chanteuse de cabaret, d’une famille de russes blancs exilés à Paris. Ayant rejoint Londres en 1941, elle compose, en russe et en hommage aux partisans soviétiques une chanson, adaptée en français par Joseph Kessel et Maurice Druon, et qui deviendra le Chant des Partisans, hymne de la Résistance. Sur un texte d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie, elle compose également la chanson Le Partisan. Moins connue, elle sera redécouverte par l’interprétation de Leonard Cohen, en 1969, pour partie dans une traduction anglaise de Hy Zaret, et pour partie dans la version française.

En concert à Paris en 1973, Joan Baez chante ici la version anglaise (légèrement différente de celle proposée par Cohen), qu’elle avait enregistrée en studio l’année précédente en y ajoutant un couplet en grec, et en dédicaçant son album « à Melina Mercouri, et aux milliers de ceux qui souffrent de la dictature grecque et luttent contre elle ».

THE PARTISAN

They poured across the borders
We were cautioned to surrender
This I could not do
Into the hills I vanished

No one ever asks me
Who I am or where I’m going?
But those of you who know
You cover up my footprints

I have changed my name so often
I have lost my wife and family
But I have many friends
And some of them are with me

An old woman gave us shelter
Kept us hidden in a garret
Then the soldiers came
She died without a whisper

There were three of us this morning
And I’m the only one this evening
Still I must go on
Frontiers are my prison

Oh the winds, the winds are blowing
Through the graves the winds are blowing
Freedom soon will come
Then we’ll come from the shadow