Classique de la chanson ouvrière entrée dans le folklore, voici Sixteen tons, de Merle Travis, dans la version des Weavers (on la trouve sur ce site dans la version de l’auteur et dans celle de Paul Robeson).

Merle Travis avait juste utilisé une formule entendue de la bouche de son mineur de père : « chaque jour qui passe, je suis plus endetté, même mon âme est gagée au magasin de la compagnie ! »

Il y a des gens pour dire que l’homme est fait d’argile ; un homme pauvre est fait de muscle et de sang, d’un esprit faible et d’un dos solide. Tu charges seize tonnes, et qu’est-ce que tu en retires ? Tu te retrouves une journée plus vieux, et encore plus endetté. Ne m’appelle pas, Saint Pierre, je ne peux pas partir : je dois mon âme au magasin de la compagnie.

C’est Fred Hellerman qui chante les couplets, les autres membres du groupe l’accompagnent dans le refrain, et l’on distingue surtout les voix de Lee Hays et de Ronnie Gilbert, Pete Seeger restant en retrait.

SIXTEEN TONS

Well now some folks say a man is made out of mud
A poor man’s made out of muscle and blood
Muscle and blood and skin and bones
A mind that’s weak and a back that’s strong

Chorus :
You load sixteen tons, what did you get?
You get another day older and deeper in debt
St. Peter don’t you call me, ’cause I can’t go
I owe my soul to the company store

Well I was born one morning when the sun didn’t shine
I grabbed my shovel and I went to the mine
I loaded sixteen tons of number-nine coal
Straw boss hollered, « Well damn your soul! »

(Chorus)

Well I was born one morning, in the drizzlin’ rain
Fightin’ and trouble in my middle name
See me comin’ you’d better step aside
A lotta men didn’t, and a lotta men died

(Chorus)

I owe my soul to the company store