L’assassinat par le Ku Klux Klan, en juin 1964, d’Andrew Goodman, James E. Chaney, et Michael Schwerner, a suscité une émotion immense dans tous les États-Unis, et singulièrement dans les milieux progressistes de Greenwich Village. Pete Seeger leur a consacré sa chanson Thoose Three Are On My Mind, que l’on trouve sur ce site. Goodman, Chaney, et Schwerner étaient des activistes des droits civiques, des « Kennedy Boys », des « Freedom Riders », comme on les appelait, et se trouvaient dans le Mississippi pour permettre l’inscription des Noirs sur les listes électorales.

Paul Simon a à cette époque écrit une chanson, où il évoque sans doute Goodman, qui avait été son camarade de classe. Il la chante ici avec Art Garfunkel. Ils l’ont tué, dit-il, parce qu’il détestait ce qui est mal. Il est mort pour que ses frères puissent être libres.


HE WAS MY BROTHER

He was my brother
Five years older than I
He was my brother
Twenty-three years old the day he died

Freedom writer
They cursed my brother to his face
Go home outsider
Mississippi’s gonna be your buryin’ place

He was singin’ on his knees
An angry mob trailed along
They shot my brother dead
Because he hated what was wrong

He was my brother
Tears can’t bring him back to me
He, he was my brother
And he died so his brothers could be free
Oh died, he died so his brothers could be free