Paul Robeson donne de la chanson de travail Waterboy une version élégiaque et presque mélancolique, insistant sur le texte. Un travailleur, dont le marteau sonne comme aucun autre, a trop joué aux cartes, et le valet de carreaux lui a vidé les poches. Il est en route pour la prison de Macon, en se rappelant son enfance de porteur d’eau dans les plantations, à moins qu’il n’évoque celui des chantiers, ou de la prison elle-même. Il s’agit en effet bien d’une chanson traditionnelle de prisonniers, même si elle peut avoir pris naissance dans les plantations de coton, et est un élément du folklore noir du Sud, même si elle est parfois attribuée à un prisonnier immigrant roumain.

La voix de basse classique de Paul Robeson et son accompagnement de piano correspondent bien au ton qu’il donne à la chanson, qui tranche avec l’interprétation d’Odetta, plus puissante, et caractérisée par la façon dont elle la rythme sur la violence du travail.


WATERBOY

Waterboy, where are you hiding
If you don’t come
I’m gwanna tell your mamy

There ain’t no hammer
That’s on a this mountain
That a ring like mine boy
That a ring like mine

Gwanna bust this rock boy
From here to the Macon
All the way to the jail boy
Yes back to the jail

You Jack o diamonds
You Jack o diamonds
Now I know you of old boy
Yes I know you of old

You rob my pocket
Yes you rob a my pocket
You done a rob my pocket
Of silver and gold

Waterboy, where are you hiding
If you don’t come
I’m gwanna tell your mamy

Oh oh oh oh…
Waterboy !