En 1962, nous sommes en pleine hystérie de guerre froide, et on habitue l’opinion publique américaine au fait qu’il y aura bientôt la guerre, la guerre nucléaire, et que chacune et chacun doit avoir son abri anti-atomique à portée de la main. C’est là que Shel Silverstein (romancier, auteur de bandes dessinées et de livres pour enfants, mais aussi poète dont on trouve sur ce site la chanson Hey Nelly Nelly, par Judy Collins) écrit cette chanson humoristique, que les Weavers chantent en la personne de Fred Hellerman lors de leur concert à Carnegie Hall de 1963. Voici un homme qui se tient à la porte de sa bien-aimée, en regrettant amèrement leur séparation. Je regarde par la fenêtre, et je te vois si heureuse… Sais-tu que pour moi, ça compte ? Mais ce n’est pas à la porte d’une maison ordinaire qu’il se tient, c’est à la porte de son abri anti-atomique, alors que les bombes pleuvent partout. Est-ce que je t’ai dit combien tu es belle ? Je suis là, à la porte de ton abri, mais j’espère que je suis toujours dans ton cœur !


I’M STANDING ON THE OUTSIDE OF YOUR SHELTER

I’m standing on the outside of your shelter, lookin’ in
While the bombs around are falling everywhere
Inside you look so warm and safe, and oh so happy
Have I ever told you that I care?

Have I ever told you that you are wonderful?
And it hurts me so that we have grown apart
I’m standing on the outside of your shelter, dear
But I hope I’m on the inside of your heart!