Tirée d’un poème écrit en 1871 par Brewster Higley, un médecin alors installé au Kansas, mis en musique par son ami Daniel E. Kelley, un charpentier, puis légèrement modifiée par la tradition, cette classique chanson de cowboys a vite été adoptée par les cowboys et autres colons de la région, avant de devenir un hymne officieux de tout le Far-West, puis, en 1947, la chanson officielle de l’État du Kansas. Elle est écrite à la gloire de la simplicité rustique des grandes plaines, dont les Indiens ont disparu sans espoir de retour.

Elle est ici chantée par Carl T. Sprague, qui enregistra dans les années 20 de nombreuses chansons de cowboys, un répertoire qu’il avait appris dans son enfance, passée dans une ferme de l’Ouest. Tombé dans l’oubli dès 1930, il ressurgit dans les studios et les festivals folk à la faveur de la folk revival. Cet enregistrement appartient à cette dernière période.

Comme toutes les chansons entrées dans le folklore, même si leurs auteurs initiaux sont identifiés, il existe plusieurs versions, légèrement différentes, de Home On The Range. La version que chante Carl T. Sprague est à quelques détails près celle publiée par John Lomax en 1910, qui comme à peu près toutes les versions, diffère de l’original dans lequel la formule qui donne son titre à la chanson, « home on the range », est absente.


HOME ON THE RANGE

Oh, give me a home where the buffalo roam,
Where the deer and the antelope play,
Where seldom is heard a discouraging word
And the skies are not cloudy all day.

Where the air is so pure, the zephyrs so free,
The breezes so balmy and light,
That I would not exchange my home on the range
For all of the cities so bright.

The red man was pressed from this part of the West
He’s likely no more to return,
To the banks of Red River where seldom if ever
Their flickering camp-fires burn.

How often at night when the heavens are bright
By the light from the glittering stars
Have I stood here amazed and asked as I gazed
If their glory exceeds that of ours.

Home, home on the range,
Where the deer and the antelope play;
Where seldom is heard a discouraging word
And the skies are not cloudy all day.

Oh, give me a land where the bright diamond sand
Flows leisurely down the stream;
Where the graceful white swan goes gliding along
Like a maid in a heavenly dream.

Oh, give me a land where the bright diamond sand
Flows leisurely down the stream;
Where the graceful white swan goes gliding along
Like a maid in a heavenly dream.

Home, home on the range,
Where the deer and the antelope play;
Where seldom is heard a discouraging word
And the skies are not cloudy all day