Joan Baez a enregistré cette chanson dans son album de 1965, Farewell Angelina. D’où vient-elle ? Elle est composée comme une vieille ballade du vieux continent, et par son style d’écriture comme par sa musique semble ancienne ; elle est présentée sur le disque comme une chanson traditionnelle. Mais certains détails la montrent indiscutablement américaine : il y est fait référence à l’État du Wisconsin et au fleuve Chippewa. Il est vrai que les chansons traditionnelles s’adaptent souvent aux lieux où elles finissent par échouer avec ceux et celles qui les chantent. Peut-être est-ce la cas de celle-ci, et qu’une origine anglaise ou irlandaise soit cachée derrière des références géographiques postérieures. Peut-être est-elle tout simplement née en Amérique, dans le style des chansons qui constituaient la cœur de la culture populaire. Quoi qu’il en soit, et où que Joan Baez l’ait dénichée, c’est une très belle chanson dans le style des ballades anciennes, qui comme beaucoup de ces ballades racontent des amours contrariées, non pas cette fois par les parents des jeunes amants, mais par la mort accidentelle de l’un, travaillant dans la forêt de pins sur la rivière, et de l’autre, morte de chagrin ou suicidée.


THE RIVER IN THE PINES

Oh, Mary was a maiden
When the birds began to sing.
She was sweeter than the blooming rose
So early in the spring.
Her thoughts were gay and happy
And the morning gay and fine,
For her lover was a river boy
From the river in the pines.

Now Charlie, he got married
To his Mary in the spring
When the trees were budding early
And the birds began to sing.
But early in the autumn
When the fruit is in the wine,
I’ll return to you, my darling
From the river in the pines.

It was early in the morning
In Wisconsin’s dreary clime
When he rode the fatal rapids
For that last and fatal time.
They found his body lying
On the rocky shore below
Where the silent water ripples
And the whispering cedars blow.

Now every raft of lumber
That comes down the Chippewa,
There’s a lonely grave that’s
Visited by drivers on their way
They plant wild flowers upon it
In the morning fair and fine.
‘Tis the grave of two young lovers
From the river in the pines