Gene Autry as sans doute été, avec Jimmie Rodgers et The Carter Family, l’un des plus importants acteurs de ce qui devait se révéler comme les prémices de la musique Country, et féconder la folk revival des décennies suivantes. S’il a été, souvent avec des arrangements sirupeux et des chansons à la guimauve, le modèle du « cowboy chantant » des années 50, il avait été le porteur d’une tradition musicale, le hillbilly, qui est à bien des égards le pendant blanc du blues rural des afro-américains – pas seulement à cause de la structure prosodique du couplet, mais aussi à cause de la place de cette musique dans les micro-sociétés rurales où elle a pris naissance et s’est développée. A cause aussi de la manière dont l’industrie du disque s’en est emparée, contribuant ainsi à son développement, et à ses évolutions ultérieures…

Cette chanson, enregistrée en 1931, est représentative de son travail d’alors. C’est une histoire d’amour qui se termine mal, le héros trompé et jaloux tue son rival et se retrouve avec un boulet enchaîné à son pied, en route pour Altlanta. Gene Autry y insère un yodel comme le faisait Jimmie Rodgers dans presque toutes ses chansons.


I’M ATLANTA BOUND

Went home this mornin’, the clock was strikin’ four
Went home this mornin’, the clock was strikin’ four
And I seen another daddy goin’ out my back door

I’m Atlanta bound, Atlanta bound
I hunt the rounder that stole that gal of mine
I’m Atlanta bound, Atlanta bound
I’ll bring him back in a box of hind

(Yodel)

I thought I had a good gal, I treated her like a queen
I thought I had a good gal, I treated her like a queen
But now she found another daddy and turned her damper down on me

I shot that rounder that stole away my gal
I shot that rounder that stole away my gal
The next time she sees that man, it’ll be in the other world

I’m Atlanta bound, Atlanta bound
They tied me to a ball and chain
I’m Atlanta bound, Atlanta bound
I’ll never see my gal again

(Yodel)